Introduction de la directive 95/46 CE du 24 octobre 1995 et modification du statut de la CNIL
mercredi 14 avril 2004, par Stephane Cottin
A été mis en distribution ce 14 avril 2004, à l’Assemblée nationale le rapport de M. Francis Delattre, n° 1537, sur le projet de loi relatif à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel et modifiant la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés
Il permet d’avoir un résumé rapide des épisodes précédents (cela fait bientôt 10 ans que la directive "protection des données à caractère personnel" a été publiée, et la France est le dernier pays à ne pas l’avoir intégrée dans son droit interne.
Pour les documentalistes juridiques, l’apport de cette loi pourrait être dans la résolution du conflit d’intérêt qui oppose bases de données juridiques gratuites et payantes, selon les critères dégagés par la recommandation CNIL du 29 novembre 2001 à propos de l’anonymisation des décisions de justice (google it !).
On en parlait déjà ici sur ce site l’année dernière.
Dans le rapport Delattre, c’est surtout autour de l’article 2 du projet de loi que se focalise les débats et notamment :
Mais on constatera qu’il n’y a pas de réponses fermes de la part du législateur. A contrario, pas d’interdiction de traitement non plus. Juste un rappel de la loi (c’était déjà le cas sous la loi de 1978) : on peut traiter, du moment qu’on respecte les principes.
A noter une procédure reconnue à la CNIL d’approuver les procédés d’anonymisation (article 11, 2° a) du projet, pour une application dans l’article 8, paragraphe IIbis, puis article 32 - sur la personne responsable du traitement) : le rapport évoque surtout les applications sur les "données sensibles" et n’explicite pas vraiment où ces procédés devront être utilisés (en tout cas ne l’impose pas explicitement pour les données jurisprudentielles)