Nouveauté 2007 : voir Zotero, outil de gestion de bibliographie open source en ligne et hors ligne, s’ouvre à la documentation juridique

Remarques générales et de bon sens

Il n’y a pas de solution miracle. L’important est de bien présenter tant la forme que le fond. Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.

- bien exposer sa problématique ; l’exprimer clairement dès l’introduction ; annoncer le plan et s’y tenir ;
- faire des parties bien distinctes ; ne pas négliger ni l’introduction, ni la conclusion : de nombreux correcteurs commencent par lire ces deux parties, et parfois s’arrêtent là ;-)
- sans exagérer le nombre de niveau, faire un plan visible et bien hiérarchisé ;
- faire des phrases courtes ; éviter les formes négatives, passives et les relatives ; limiter l’usage des adverbes ;
- toujours indiquer la source de toutes les informations ; faire une bibliographie (voir plus bas) honnête : pas trop longue et surtout pas de document que vous n’avez pas lu ;
- éviter les fautes d’orthographe : relisez et/ou faites relire par quelqu’un d’autre ;
- n’utiliser qu’une seule police de caractère ; limiter l’usage des gras, italiques et soulignés qu’au strict nécessaire ;

Comment réaliser une bibliographie ?

Les normes

Il faudrait "normalement" s’appuyer sur les normes internationales de citation de références bibliographiques ISO 690.(1987), enregistrée comme norme française z44-005, et la ISO 690-2 pour les documents électroniques, norme française (fév 98) Z 44-005-2.

Ces normes sont complexes et délicates à utiliser. De plus, pas la peine de les chercher sur le web, vous ne les trouverez pas complètes, sauf payantes sur le site de l’ISO ou de l’AFNOR (et une norme est très chère).

En fait, personne ne les utilise vraiment, ce ne sont que des modèles (inaccessibles ?). En revanche, beaucoup de gens se préoccupent de la qualité et du sérieux avec lequel il faut rédiger des bibliographies ; vous en avez une petite idée sur ce Delicious sur le sujet

A retenir

L’important est de respecter une règle absolue : toujours se tenir à une seule façon de faire et ne jamais changer de présentation en cours de travail.

Il est néanmoins agréable pour vos correcteurs et lecteurs d’essayer de vous tenir à une norme commune entre tous les étudiants du mastere. Aussi je vous engage à jeter un oeil au moins sur quelques uns des cours de bibliographie proposés ici.

Le plus complet : Dominique Filippi, Comment présenter des références bibliographiques

Le plus simple : Le guide CERISE pour citer un document ou, encore plus simple, toujours sur CERISE : sous forme de tableau récapitulatif qui reprend le format international MLA, qui est à la fois une simplification de la norme ISO précitée, mais aussi tout un ensemble de règles générales de citation.

Le Modern Language Association (MLA) International Bibliography est décrit simplement en deux pages ici http://www.sass.uottawa.ca/redactio... en comparaison avec deux autres de ses systèmes concurrents (APA - American Psychological Association et CM - Chicago Manual of style) [1].

et pour simplifier à l’extrême retenez :

- les noms d’auteurs sont placés en ordre alphabétique ; pas plus de trois auteurs, sinon on met et alii ; les ouvrages d’un même auteur sont placés en ordre chronologique ; les titres d’articles sont placés entre guillemets ; le fait de demeurer constant est important.

- Monographie :

  • Nom, Prénom. Titre de l’ouvrage. Endroit de publication : Éditeur, Année.

- Périodique :

  • Nom, Prénom. « Titre de l’article. » Titre du périodique Volume, Numéro, Date de publication : numéro de page de début-numéro de page de fin.

- Internet :

  • Nom, Prénom (ou en cas d’absence, le titre du site web). « Titre du document [si disponible] » Titre du site Web. Date de la dernière mise à jour ou date de la publication dans Internet. Date de consultation <adresse URL>.

Automatiser ?

Les logiciels d’aide à la génération de bibliographie.

Cela peut être un bon investissement : en effet, s’il en existe de gratuits (comme Papyrus ou Biblioexpress : voir sur le site de l’Urfist de Lyon une liste de logiciels personnels de gestion documentaire) ces logiciels sont assez difficiles à maîtriser, et tous demanderont du temps et des efforts d’apprentissage et de méthodes.

Si je peux en conseiller un, c’est Biblioexpress (téléchargeable directement sur http://www.biblioexpress.com/bibexp2.exe) qui est en fait la version limitée du logiciel bien plus complet Biblioscape. A mon avis, c’est plutôt un outil utile pour ceux qui voudrait faire une thèse ou écrire plusieurs articles, cela me semble surdimensionné pour un mémoire de mastère. Mais cela peut être un excellent exercice pour savoir manipuler une base documentaire et savoir utilement gérer plusieurs formats bibliographiques.

Un dernier recours : les outils de bibliographie collaborative

A la mode en cette fin d’année 2005, les outils dits de Folksonomy, ou de social bookmarking, sur le modèle général de del.icio.us [2], connaissent un engouement certain pour la gestion collaborative de bibliographie. Les outils dont on parle le plus sont Connotea et GetCited, mais il y a aussi CiteULike qui vient de créer son interface en français, et dont on parle ici sur Captain’Doc d’octobre 2005 (n° 43)

Comment présenter un mémoire ?

Normes de présentation du mémoire.

- Format : A4
- Grammage du papier : 80 g/m² pour le texte, au moins 180 g/m² pour le dos et la couverture
- Impression : Recto seulement
- Reliure : Spirale métallique plutôt que plastique, plus robuste
- Police de caractère : Times (ou toute police avec serif) ; réserver l’Arial ou les sans serif pour les titres
- Taille de caractère : 12 points
- Interlignage = simple
- Numérotation des pages = centrée en bas
- Titre courant = en haut de page : rappel du titre du mémoire, au besoin ramené à une seule ligne

Page de couverture
généralement normalisé dans chaque université ou école, se renseigner

Page de garde
idem

Mentions obligatoires
idem

Sommaire = "Table des matières simplifiée" au début (le sommaire doit tenir sur une seule page) : on pourra renvoyer à une table des matières détaillée en fin de volume.

Index alphabétique facultatif

Bibliographie

Annexes si nécessaire.


[1A noter que sur cette page "Trousse à outils", l’université d’Ottawa donne de précieux conseils pour tout ce qui concerne la rédaction de travaux universitaires

[2Pour une application pratique de la technique, voir (déjà citée) mon delicious sur le thème de la bibliographie automatisée